Personnage armé avec épée électrique dans ville en ruines

Code Vein II : notre test complet du jeu de rôle action tant attendu

Code Vein II débarque comme l’une des sorties les plus attendues de 2026 dans le domaine du jeu de rôle action. Développé par Shift, le studio déjà à l’origine de la série God Eater, ce nouvel opus s’inscrit dans la lignée des souls-likes tout en proposant une identité narrative forte. Bandai Namco mise gros sur cette suite, et la question mérite d’être posée : le jeu tient-il ses promesses ?

Un univers sombre et une narration qui tient toutes ses promesses

Le monde de Code Vein II est ravagé. L’humanité a perdu sa place dominante au profit des Revenants, des créatures quasi immortelles aux allures de vampires. Certains coexistent pacifiquement avec les humains, d’autres les considèrent comme une simple source de nourriture. Pour éviter l’extinction des deux espèces, de puissants Revenants du passé se sont sacrifiés en devenant des sceaux vivants. Une solution provisoire qui commence aujourd’hui à s’effondrer.

Le joueur incarne un Revenant Hunter, un humain chargé de protéger son espèce. Après une attaque dévastatrice, il est sauvé par Lou, une Revenante dotée de pouvoirs de voyage dans le temps. Elle lui offre une partie de son cœur pour le maintenir en vie. Ce lien physique leur permet de remonter dans le passé afin d’éveiller les héros sacrifiés et détruire leurs sceaux avant qu’ils ne s’effritent totalement.

Ce scénario, bien que complexe, est l’un des véritables atouts du jeu. La mécanique de voyage temporel est exploitée avec intelligence, influençant à la fois la narration et certaines zones du monde ouvert. Les actions menées dans le passé modifient concrètement le présent, comme le montre l’évolution fascinante de la zone appelée Sunken City. Les personnages sacrifiés sont des figures tragiques, attachantes malgré le conflit moral qu’elles engendrent. Les personnages secondaires, eux aussi, bénéficient d’une réelle profondeur.

Bonne nouvelle pour les nouveaux venus : il n’est pas nécessaire d’avoir joué au premier Code Vein pour apprécier cette suite. L’histoire est largement autonome. La localisation française est impeccable, sans erreur notable dans les textes. Du côté des voix anglaises, la direction artistique est convaincante, avec une mention spéciale pour le doubleur de Zenon, dont l’introduction musicale constitue un moment mémorable à elle seule.

Gameplay, personnalisation et combats de boss : le cœur du défi

Sur le plan du gameplay, Code Vein II offre une liberté de personnalisation remarquable. Les armes disponibles couvrent un large spectre de styles de jeu. En voici les principales catégories :

  • Épées à une main : rapides et polyvalentes, idéales pour débuter
  • Grandes épées à deux mains : lentes mais dévastatrices
  • Baïonnettes : armes longue portée pour garder ses distances
  • Équipements défensifs : boucliers, vitesse de sprint ou parade selon la build choisie

Les Blood Codes obtenus en rencontrant différents Revenants ajoutent des bonus de statistiques selon le style de jeu. La monnaie d’échange, le Haze récupéré sur les ennemis, oblige le joueur à choisir entre monter de niveau ou améliorer son équipement, ce qui renforce le caractère stratégique de chaque décision.

Un partenaire accompagne le chasseur tout au long de l’aventure. Ce compagnon peut soutenir, détourner l’attention des ennemis ou même réanimer le joueur, avec toutefois une restauration de vie décroissante à chaque intervention. Le choix du partenaire influe directement sur l’expérience de combat, chacun ayant un style propre.

Les combats de boss constituent l’épine dorsale de l’expérience. Certains offrent ce frisson caractéristique des meilleurs souls-likes, cette satisfaction profonde après des dizaines d’échecs et une victoire finalement méritée. Ceux-là sont excellents. D’autres, en revanche, reposent sur des mécaniques gimmickantes, peu lisibles et franchement frustrantes. La victoire y semble davantage liée à la chance qu’à la maîtrise.

Aspect du gameplay Point fort Point faible
Personnalisation Très complète, Blood Codes inclus Peut dérouter les novices
Combats de boss Certains très satisfaisants Quelques-uns injustes et répétitifs
Monde ouvert Grand et voyage temporel intégré Souvent trop vide et solitaire
Partenaires Styles variés et utiles en combat Résurrections décroissantes

Technique, bande-son et verdict final sur ce souls-like attendu

Visuellement, Code Vein II affiche un character design marquant. Le créateur de personnage figure parmi les plus complets du genre, permettant une personnalisation poussée du Revenant Hunter. Lou, l’héroïne principale, arbore un design particulièrement réussi. Malheureusement, le jeu souffre de problèmes de clipping fréquents, d’objets qui traversent les vêtements, et d’apparitions/disparitions intempestives en cours de jeu.

La caméra pose également problème durant les combats intenses, se déplaçant souvent au mauvais moment. Un bug persistant a rendu inutilisable le second emplacement d’arme en fin de partie, source d’une panique légitime. Ces défauts techniques ternissent une réalisation par ailleurs soignée. Les amateurs du genre comme ceux qui souhaitent découvrir un souls-like exigeant et bien construit pourront trouver matière à comparer.

La bande-son, composée par Go Shiina — déjà à l’œuvre sur God Eater — est un point fort indéniable. Les thèmes atmosphériques, les musiques vocales chargées d’émotion et les compositions de boss marquent durablement. Le thème principal illustre parfaitement l’ambiance du titre.

Code Vein II n’est pas le meilleur souls-like du marché, ni un concurrent direct à Elden Ring. Mais il propose une expérience sincère, portée par une narration soignée, une personnalisation généreuse et une bande-son remarquable. Malgré ses défauts techniques et ses boss inégaux, il mérite largement l’attention des amateurs du genre.